Méditations

 Première Méditation :

« Combien de fois dois-je lui pardonner ? » (Mt 18, 21-35)
 
Le pardon n’est pas un simple don !
Je peux donner une partie de ce que je possède.
Je peux donner du temps dont je dispose.
Je peux donner au maximum le meilleur de moi-même.
 
Mais pardonner, c’est « tout donner » !
Un pardon surpasse tous les dons !
Un pardon vaut plus que toutes les richesses du monde !
Un pardon vaut plus que « 60 millions de pièces d’argent » !
 
Car pardonner, c’est aller au-delà de ce qui me semble possible !
Pardonner, c’est se laisser traverser par un amour qui me dépasse !
Pardonner, c’est m’unir à Jésus sur la Croix :
« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! »
 
Seigneur, aide-moi durant ce temps qui m’est donné de pardonner « jusqu’à 70 fois sept fois. »
Aide-moi, comme sur la croix, à ouvrir mes bras miséricordieux aux autres malgré les clous de ma vie.
Aide-moi à retrouver un cœur de ressuscité rempli de la joie du pardon donné et reçu !
 
Amen.

Que le Seigneur vous bénisse et nous donne à tous de vivre ce temps de quarantaine comme une grâce qui nous fait revenir à l’essentiel durant ce cet autre temps de quarantaine que nous appelons le Carême.

 
Père Laurent +



 Deuxième Méditation :

Samedi 21 mars 2020
 
Osée 6,1-6 et St Luc 18,9-14
 
En ce 1er jour du printemps, et voici quelques jours encore, nous étions loin d’imaginer ce que nous vivons aujourd’hui. Un rythme de vie totalement bouleversé, qu’il nous faut apprendre à gérer, et qui nous invite à découvrir, en ce temps de carême, l’essentiel dans nos vies.

Selon nos tempéraments, nos expériences, notre éducation, nous n’avons pas les mêmes comportements et l’évangile de ce jour en est l’illustration.
 
En fait, qui suis-je au plus profond de mon être ? Quelle attitude ai-je devant les mesures de confinements à laquelle je suis soumis contre ma volonté ?
 
Suis-je ce pharisien, outre-passant les consignes, voulant se faire remarquer et recevoir les honneurs ? Ou suis-je ce publicain, conscient de ses petitesses, vigilant à faire de son mieux et qui ne demande que la miséricorde de Dieu le Père ?
 
Nos différences sont une richesse pour notre société, pour notre humanité, à condition que nous allions tous dans le même sens : le souci, le soutien et le respect du frère quelque soit sa situation, ses idées, ses talents.
 
Pour avancer sur ce chemin de la communion, nous devons sans cesse nous convertir. C’est l’appel du prophète Osée : Venez, retournons vers le Seigneur !
 
C’est cette expérience toute particulière que nous sommes conviés à vivre en ces jours : retournons vers le Seigneur !
 
C’est par la puissance de la prière, qui nous uni, et par notre attitude de nous reconnaître homme pécheur, que le Seigneur nous rendra libre et nous illuminera pleinement de sa résurrection.

Père Laurent +